Journal de Voyage au Kilimandjaro et dans les parcs tanzaniens

(28 juillet-12 août 2007)


 


Le Kili: un rêve de jeunesse. A 20 ans, j'étais fasciné  par cette montagne à nulle autre pareille, pour de multiples raisons: Hemingway, la chanson de Pascal Danel, l'Afrique mystérieuse, l'altitude élevée, la situation équatoriale, l'isolement majestueux au-dessus de la savane et de ses animaux sauvages, l'accessibilité alors difficile. Son attrait mythique m'a longtemps hanté et puis la vie est passée avec ses  contraintes, famille, travail. Et soudain, à 58 ans m'est revenu en mémoire ce rêve  presque oublié. Deux des voyages que j'avais réalisés,  l'ouest des Etats-Unis et la vallée du Nil, étaient aussi des projets de jeunesse mais  le troisième était toujours resté virtuel. Pourtant, le Kili n'avait pas au cours des ans perdu son pouvoir de séduction, bien au contraire. J'étais disponible et  j'avais encore quelque capacité physique. C'était donc maintenant ou jamais d'y aller. En avril 2007, ma décision était prise: je devais le grimper et arriver au sommet.

Après avoir comparé quelques propositions d'agence, je décidais de réserver un séjour de deux semaines à l'agence Zig-Zag Randonnées, la première semaine pour visiter les parcs animaliers tanzaniens en m'acclimatant au climat des hauts plateaux et la seconde pour faire l'ascension du Kili par la voie Machame au sud qui est la plus belle. Je me lançais ensuite dans les formalités (visa Tanzanie et mise à jour des vaccinations), dans l'achat des équipements nécessaires (duvet haute-montagne, veste goretex, polaires, chaussures et chaussettes rando, lampe frontale... ) et de la pharmacie (anti-diarrhéiques, pansements, malarone contre le paludisme, diamox contre le mal aigu des montagnes...). Je commençais à reprendre un entraînement physique par le jogging, en envisageant de continuer par le vélo, surtout pour améliorer le souffle et l'endurance, lorsqu'au début du mois de juin un premier pépin se manifesta par une tendinite au tendon d'Achille du pied droit. Pendant deux mois je fus  beaucoup gêné pour marcher. Plus possible de s'entraîner et, malgré les séances de kiné, je voyais bien que  mon état physique serait très limite, mais il ne pouvait être question de renoncer. Enfin, je reçus trois jours seulement avant le départ mes documents de voyage et j'eus la surprise désagréable  de constater que mes vols aller et retour n'étaient pas directs et que je n'atterrirai pas à Kilimandjaro Airport mais à Nairobi. Entre la durée des vols Paris-Amsterdam-Dubai-Nairobi, la durée des escales à Amsterdam et Dubai et le trajet en bus de Nairobi à Arusha (250 km), je calculais que le voyage commencerait par un marathon de 30 heures sans beaucoup dormir. Mais le sort en était jeté.



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